Skip to content Skip to footer

Paris, Texas restauré, interview de Wim Wenders

Dévoiler Paris, Texas 40 ans après que le film a décroché la Palme d’or : une « expérience comme un voyage dans le temps » pour Wim Wenders, qui a présenté son chef d’œuvre restauré à Cannes Classics.

Quelle relation entretenez-vous avec Paris, Texas ?

40 ans, c’est long dans la vie d’un réalisateur, mais aussi dans celle d’un film. J’avais 38 ans quand j’ai tourné Paris, Texas. J’en ai plus du double aujourd’hui. Sur une période aussi longue, le film et son réalisateur peuvent théoriquement évoluer dans des directions complètement différentes. Je n’ai pas l’impression que ce soit le cas. Ce que j’ai ressenti très fortement, en revanche, c’est une sorte de foi aveugle dans les éléments dont je disposais en 1983. Enfin, je retrouvais Robby, après un hiatus de 6 ans, et je pouvais travailler avec Sam Shepard et Ry Cooder, deux collaborations que le studio avait empêchées pour Hammett. Claire Denis était ma première assistante, et Harry Dean et Nastassja Kinski étaient tous deux au meilleur de leur forme. J’avais une histoire à laquelle je croyais vraiment, plus que jamais auparavant. J’avais l’impression de naviguer sur une grande rivière et tout ce que j’avais à faire était de maintenir le bateau dans le courant.

Je tournais dans mon endroit préféré, l’Ouest américain, qui m’inspirait tellement que Robby et moi ne planifiions nos décors que la veille. Nous nous sommes simplement levés chaque matin et avons laissé les paysages nous dire où placer notre caméra.

Leave a comment

0.0/5

Go to Top